Le marché publicitaire français est en recul en 2012 de 3,5 %, un chiffre qui cache de grandes disparités entre les médias et une évolution majeure vers les supports numériques : internet et le mobile.

2012 : une année de baisse générale pour les recettes publicitaires des médias

Les recettes publicitaires nettes de 2012 s’établissent à 13,3 milliards d’euros en 2012 et enregistrent une baisse de 3,5 % par rapport à 2011.

La presse est le média qui souffre le plus avec une baisse de 8,9 % pour la PQN, de 6,7 % pour la PQR, de 5,5 % pour les magazines et de 7% pour la presse spécialisée.
Même la presse gratuite est touchée, avec un ralentissement de sa croissance à 2,5 %.

La télévision constate une baisse de 4,5%. Et la TNT voit sa progression à 2 chiffres stoppée net et ramenée à 5 %.

Internet progresse, le mobile explose

Internet enregistre une hausse de 6,2 % de ses recette publicitaires (+4,8 % pour le display et +7% pour le search marketing). Cependant, cette progression est beaucoup plus faible que celle des années précédentes (respectivement + 14% et + 11 % en 2011)

Seul média à enregistrer une progression à 2 chiffres, le mobile continue d’exploser avec 29 % de croissance. Il pourrait rejoindre le chiffre des recettes publicitaires du cinéma d’ici 2 à 3 ans !

Ces tendances sont à la fois le reflet flagrant de la perte de confiance des annonceurs en 2012 face à la crise, mais aussi le résultat d’un basculement des investissements vers les médias numériques, aujourd’hui réputés plus rentables.

Attention cependant à trop influencer les stratégies de communication en fonction des évolutions de marché. La baisse des investissements sur certains supports crée de belles opportunités de négociation et ces supports, actuellement délaissés, continuent d’avoir chacun leurs forces. On ne remplacera pas de jour au lendemain la presse, la radio, la télévision et le cinéma !

Toute l'actualité de la communication publique, tech et santé par mail