Pour Le Monde, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, a détaillé son projet de loi pour l’université. De nombreuses initiatives attendues vont fortement impacter la communication des établissements universitaires.

Students / Gisella Klein

Améliorer la lisibilité de l’offre de formation universitaire

Jugeant l’offre universitaire illisible, le projet de loi vise la simplification du catalogue de formations, avec une division par 15 du nombre de licences générales (il en existe actuellement 2231…) et un travail de reformulation des intitulés, jugés par la ministre “incompréhensibles pour les jeunes”.

Cette décision constituerait un grand pas en avant pour le marketing des universités, handicapé par une gamme pléthorique de produits, dont la communication est particulièrement complexe à gérer.

Faire de la recherche un argument majeur et lisible de l’université

Première en France, la loi traitera simultanément de l’éducation et de la recherche. La Ministre considère dans son interview que ces deux pans sont indissociables et que la recherche est une véritable plus-value pour l’université.
Il est effectivement temps que l’université valorise cet argument où elle conserve une longueur d’avance sur les grandes écoles, notamment en termes de communication internationale.

Fusion et fédération d’universités

Pour permettre une meilleure lisibilité des grands pôles de recherche et d’enseignement en France, et devant l’échec relatif des PRES, vivement critiqués lors des assises de l’enseignement supérieur, le projet de loi veut pousser les universités à se fédérer ou fusionner. L’État envisage une trentaine de pôles en France.

Cette démarche réclamera de la part des établissements une réflexion stratégique poussée pour leur communication et constituera un véritable défi, en termes d’identité et de gestion de marque.

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